PENSER,  S'ENGAGER

Zéro déchets à ma sauce

Plus je grandis, plus je me trouve une conscience et une envie de faire au mieux pour moi et pour l’environnement. Manger bio et local, faire du sport, marcher ou faire du vélo plutôt que de prendre la voiture… Bref, les traditionnelles résolutions pour contribuer chacun à sa manière à la préservation de notre quotidien. C’est devenu d’autant plus prégnant depuis que mon fils est arrivé. J’ai maintenant une envie viscérale de lui laisser une Terre propre et agréable à vivre.

C’est alors que je suis tombée sur la fabuleuse histoire de Béa Johnson, française expatriée aux Etats-Unis, qui m’a tout de suite fait rêver avec sa politique du « zéro déchet ». Etait-ce vraiment faisable ? Est-ce que ça n’était pas très complexe à intégrer à son quotidien ? J’étais curieuse de le savoir donc je me suis empressée d’acheter son livre et de le lire du début à la fin, bonne élève que je suis. Voilà ce que j’en ai retenu qui pour moi paraît complètement faisable – chaque geste compte.

Elle commence avec sa fameuse règle des 5 R

REFUSER ce dont nous n’avons pas besoin

REDUIRE ce dont nous n’avons pas besoin

REUTILISER ce que nous consommons

RECYCLER ce qu’on ne peut pas faire avec les 3R précédents

ROT (= composter) le reste

Loin de prêcher une conduite irréprochable, elle met en garde contre ceux qui iraient trop loin dans cette démarche – il faut avant tout viser une simplification de notre quotidien. C’est aussi simple que de refuser un sac dans un magasin et de mettre ses achats dans un sac réutilisable que vous emportez partout avec vous au cas où.

Là où j’ai trouvé ça le plus facile, c’était dans la cuisine. J’ai remplacé mes sachets en plastique et mes contenants en métal ou en carton par des bocaux en verre que j’ai acheté pour rien du tout sur internet et j’achète désormais autant que possible en vrac. J’ai la chance d’avoir trouvé à Bordeaux quelques enseignes top comme La Recharge qui ne vendent que des produits locaux et sans emballage donc c’est d’autant plus facile. Et loin d’être contraignant, ces gestes simples m’ont donné du plaisir : du plaisir gustatif à la découverte de produits frais, locaux et de saison. Du plaisir à ouvrir mes placards et à voir mes petits bocaux en verre remplis de bonnes choses. Du plaisir à simplement avoir l’impression de contribuer à ma petite échelle à réduire mes déchets.

Bien sûr, Bea Johnson va beaucoup beaucoup plus loin dans son livre, qui est un véritable manuel de savoir-vivre autour de chaque aspect du zéro déchet. J’ai énormément d’admiration pour cette femme qui, tous les ans, avec son mari et ses deux enfants, ne produit qu’un petit bocal de vrais déchets. Loin de nous faire culpabiliser, elle encourage à passer à l’action et à être proactif, deux choses que j’essaie maintenant de faire dans tous les aspects de ma vie.

On a tendance à dire que manger bio, local, faire attention aux produits que nous achetons va forcément coûter cher. Béa Johnson constate une réduction de ses dépenses de près de 40% avec cette stratégie zéro déchets. Aucune excuse donc pour ne pas tenter.

Elle termine son livre avec une petite phrase de Gandhi qui se passe de commentaires : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. ». I DO AND I WILL.

 

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