BOUGER

Sport et grossesse – trimestre 3

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 1 ici

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 2 ici

C’était la dernière ligne droite ! Je commençais à être très grosse (car en plus d’être enceinte, je suis très, très gourmande, donc c’était une super excuse, et j’ai pris au final 16 kg). Mais j’étais bien décidée à maintenir, dans la mesure du possible, une pratique sportive. Mon but était de me forcer à faire du sport une fois par jour. Je dis bien « me forcer » car je commençais en effet à me sentir de plus en plus lourde, donc, parfois, je n’en avais vraiment pas envie. Mais je voulais rester active, à partir du moment où je me sentais bien.

Côté running : je suis passée à trois, voire deux sorties semaine. En général, c’était les mardis et jeudis soirs, accompagnée de mes copains d’A2 running. Par la force des choses, j’étais obligée d’investir dans des vêtements un peu plus amples. Mais je n’ai pas voulu tomber dans le jeu du marketing et acheter tout et n’importe quoi. Mes achats sportifs pendant la grossesse se sont résumés à : la ceinture donc je vous parle dans l’article sur le deuxième trimestre, la taille au-dessus de mon short préféré de running, une maillot de bain de grossesse acheté en solde à 12 euros et un grand débardeur noir que je mettais avec tout.

J’ai donc continué à courir. « Courir » est un bien grand mot. On pouvait dorénavant parler de jogging, dans le sens où je courais de plus en plus doucement, afin de veiller à ne pas être essoufflée (pour l’oxygène du bébé) et j’alternais avec de la marche, dès que je me sentais un peu faible. Au septième mois, je courais encore 10 à 12 km par sortie, et à la fin du neuvième, j’étais plus sur une moyenne de 3 à 4 km. Car j’ai continué à courir jusqu’au terme. J’ai couru jusqu’à cinq jours avant l’accouchement, sans réelle sensation d’inconfort, simplement en courant de plus en plus doucement, et en m’habituant aux regards étonnés, interloqués, désapprobateurs des passants.

La piscine est devenue mon activité de remplacement. Je nageais deux à trois fois par semaine (toujours de manière active, en alternant brasse, crawl, planche et pull-boy) et je pratiquais aussi deux fois par semaine de l’aquagym, activité à laquelle m’avait traînée ma belle-sœur Anne (aussi enceinte) et qui, finalement, m’avait bien plu. Ces moments dans l’eau étaient vraiment les plus agréables, car le poids se faisait moins sentir.

J’ai aussi continué de la gym douce sous la forme du Pilates. Je suivais les cours de mon amie Daniela depuis de nombreuses années, et j’ai continué enceinte, à raison de deux fois par semaine. C’était des moments vraiment super, car Daniela adaptait ses exercices pour moi (je ne me mettais pas sur le ventre par exemple) et j’y trouvais une grande sensation de bien-être car de nombreux mouvements passaient par la respiration et des gestes lents. Je recommande vraiment le Pilates à toutes les femmes enceintes, car on sort de chaque cours en se sentant bien.

J’ai tenté le Yoga. Ca a été catastrophique. Je ne suis pas du tout souple. Prendre des positions longues et laborieuses, ça ne m’a pas du tout plu. Si on pratique le yoga avant, je pense que l’on peut vraiment y trouver beaucoup de bonnes sensations. De mon côté, je sortais des quelques cours que j’ai suivis en me demandant pourquoi je n’étais pas allée faire un footing à la place. La prof a été super, et a adapté ses exercices pour moi, mais je crois que j’étais une cause perdue dans cette discipline 🙂 .

Pour résumer, j’ai continué le sport de façon quotidienne. C’était une respiration pour moi, à la fois du travail (j’ai pris mon congé maternité une semaine avant d’accoucher au final) et à la fois de la grossesse de manière générale, qui devenait de plus en plus présente et imposante. C’était une routine que je m’imposais. Tous les jours, peu importe, je me bougeais. Résultat, le matin de mon départ surprise pour la maternité, j’avais fait mes 100 longueurs dans la piscine chez mes parents.

Lire le retour d’expérience sur le sport post-partum ici

Lire mon « coup de gueule » post-grossesse ici

 

 

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