BOUGER

Sport et grossesse – trimestre 2

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 1 ici

Trimestre 2 : ça y est, je ne pouvais plus le cacher. Soit j’avais mangé trop de chocolat Cadbury’s, soit j’étais bel et bien enceinte. C’était le temps du « coming out », notamment auprès de mes amis sportifs. C’est d’ailleurs un soutien sans faille de mes amis coureurs et de mes proches qui m’a aussi permis de continuer à me sentir capable de faire du sport. Sans compter sur la bénédiction du futur papa, qui avait fait le choix raisonné de me laisser faire (car la perspective d’une femme enceinte, hormonale ET privée de sport était, je pense, plus angoissante).

J’ai retrouvé du peps, du souffle et de l’énergie pendant ce trimestre, ce qui fait que j’étais quasiment à ma vitesse de course d’avant la grossesse, sans trop peiner. J’ai continué à courir de manière régulière, en passant plutôt à 4 sorties semaine et avec comme perspective le Marathon de Bordeaux, qui aurait été à mon cinquième mois. J’ai donc effectué de nombreuses sorties longues (dont une un lundi soir, après le boulot, avec ma copine Kelly, qui s’est terminée vers 22h après 30 km…) et j’ai surtout tenté de gardé un rythme régulier. Je commençais néanmoins à me sentir plus lourde et, vers la fin de ce trimestre, j’ai ressenti le besoin d’investir dans une ceinture de soutien qui m’a beaucoup aidé sur les derniers mois. Pour le choix de la ceinture, j’ai écumé les blogs et notamment un de mes blogs de référence, NYC Running Mama, et j’ai fait le choix de casser la tirelire et de m’acheter la même ceinture de soutien que Paula Radcliffe (alias « Popo » pour nous, les intimes) portait pendant sa grossesse. Un choix que je ne regrette pas, malgré le prix un peu rédhibitoire (car importée des Etats-Unis).

C’est pendant ce trimestre que j’ai couru plusieurs semi-marathons. Tout d’abord, l’équivalent de trois semis, avec les différentes sorties longues en vue de la préparation du marathon. Et enfin, un dernier semi en compétition, et en remplacement du marathon, pour lequel j’avais finalement reçu un véto de mon mari. Accompagnée de ma copine et ange gardien Barbara qui veillait sur moi, et avec l’aval de mon médecin je tiens à préciser, j’ai couru tranquillement les 21,1 km, en m’hydratant tous les km et en m’alimentant très régulièrement. J’ai veillé à ne jamais être essoufflée, pour ne pas priver le bébé d’oxygène. Et j’ai fini avec ma médaille autour du cou. Mon fils avait couru sa première course officielle avant même d’être né 🙂 .

Après le semi-marathon, j’ai convenu – après d’âpres négociations / discussions avec mon mari – que je réduirais les distances et que je ne dépasserais pas 10 (15 ?) km. De toute façon, je sentais que mon corps avait aussi envie de se calmer.

J’ai commencé à inclure dans ma pratique sportive la natation, ce qui a été une REVELATION. Pendant 30 à 45 minutes, plus de sensations de lourdeur, c’était GENIAL. Donc j’ai remplacé une sortie de running par une séance de natation. Attention, je ne passais pas mon temps à juste flotter en me tenant à une frite. Je faisais en général des longueurs alternant brasse et crawl, en y incluant un peu de planche pour les jambes et de pull-boy pour les bras. Ca valait la peine de s’activer autant, juste pour voir le regard des maîtres-nageurs quand je sortais de l’eau et qu’ils voyaient que j’étais bel et bien enceinte, mais active 🙂 .

Un trimestre somme toute assez agréable, avec un retour à des sensations d’avant grossesse, mais une lourdeur impondérable qui m’a forcée à ralentir le rythme. La nature fait bien les choses.

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 3 ici

Lire le retour d’expérience sur le sport post-partum ici

Lire mon « coup de gueule » post-grossesse ici

 

 

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