BOUGER

Sport et grossesse – trimestre 1

Lorsque je suis tombée enceinte, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des informations sur la pratique sportive pendant la grossesse. Le peu d’information là-dessus sur les blogs français ou dans les magazines ne m’inspirait pas grand chose et m’assénait toujours la même chose : quand on est enceinte, il faut penser au bébé et arrêter de se bouger dans tous les sens. OK, je suis bien d’accord pour penser au bébé OF COURSE. Mais est-ce que la grossesse était inconciliable avec une pratique sportive ? J’ai décidé que mon corps allait devenir mon terrain d’expérimentation pendant neuf mois.

J’ai voulu restituer un peu cette expérience à travers quelques articles. Ils n’ont aucune prétention, si ce n’est de fournir de la matière à réflexion pour les femmes sportives et enceintes. Et il faut préciser que j’ai eu une grossesse de rêve, sans aucune complication, donc pas de contre-indication médicale, auquel cas il faut bien sûr faire plus attention. Autant il y a beaucoup de choses sur les blogs anglo-saxons, autant on trouve quand même peu de retours d’expérience en français. Donc voici ma modeste contribution.

Je cours beaucoup. Lorsque je suis tombée enceinte, je pense que je courais quasiment 6 jours sur 7, en moyenne entre 7 et 10 km par jour, et pourquoi pas une sortie plus longue le week-end. Donc je suis plutôt sportive.

Je pense que même avant d’avoir confirmation officielle de la grossesse, je savais qu’il y avait un truc. Car mes courses ont commencé à être plus laborieuses. Pas d’un point de vue physique ; mes jambes tenaient la distance. Mais c’était le souffle. J’ai été très vite obligée de réduire drastiquement ma vitesse. Une manière somme toute naturelle pour le corps de se freiner en vue de cette nouvelle aventure.

Donc j’ai réduit. Pour vous donner une idée, je pouvais tenir relativement facilement 5’20 minutes ou 5’30 minutes au km (en somme du 11-12 km/h). Là, plus possible. Mon rythme de croisière se situerait dorénavant autour de 6 minutes au km. Comme je n’ai jamais été celle à courir après un chrono, ça ne me dérangerait pas, tant que je pouvais continuer à courir.

Pendant ce premier trimestre, aucune sensation de lourdeur, ni de fatigue, donc je n’ai pas vraiment eu besoin de penser à ces aspects-là. J’ai arrêté néanmoins de courir tous les jours. Je suis passée plutôt à 5 jours sur 7. Mais j’ai maintenu les distances, en étant d’autant plus attentive à mon corps. Si j’avais envie de m’arrêter (pas parce que j’avais la flemme, mais si je sentais que j’en avais besoin), beh je m’arrêtais. Tout simplement. Et j’évitais tout ce qui était côtes ou montées, car le souffle, encore une fois, peinait.

Ce qui a changé par contre, c’était le renforcement musculaire que je faisais à côté. Déjà que j’étais TRÈS paresseuse de ce côté-là, alors là, j’en ai un peu profité pour arrêter. Plus de gainage, plus d’abdos, plus de pompes. Les sensations que j’avais étaient vraiment trop bizarres.

À noter : une pratique sportive pendant la grossesse permettrait apparemment de réduire, voire même de prévenir les nausées. C’est vrai que je n’en ai pas connu, et j’en suis bien heureuse !

Pour résumer ce premier trimestre : écouter son corps me semblait une priorité. Réduire mais continuer. Et arrêter tout ce qui donnait une sensation d’inconfort. Mais j’étais bien déterminée à faire de ma grossesse un exemple, de montrer que la vie ne s’arrêtait pas quand on était enceinte, et que l’on pouvait rester une femme active, simplement avec quelques kilos de plus 🙂

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 2 ici

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 3 ici

Lire le retour d’expérience sur le sport post-partum ici

Lire mon « coup de gueule » post-grossesse ici

 

 

 

 

 

 

 

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