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Sport et grossesse – post-partum

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 1 ici

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 2 ici

Lire le retour d’expérience sur le trimestre 3 ici

Lire mon « coup de gueule » post-grossesse ici

Ah ! Le sport post-partum ! Sujet délicat ! Déjà que, lorsque tu es enceinte, tout le monde te dit ce que tu dois faire ou ne pas faire ; alors après, c’est pire ! Je ne rentrerais pas dans les détails de tout ça ici, ce n’est pas le but, et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire mon coup de gueule ici. Là, j’ai envie de vous parler du sport après la naissance de mon fils.

J’ai eu un accouchement facile. Dû au sport que j’ai continué à pratiquer de manière régulière ? Je n’en sais rien. Mais je sais que je suis chanceuse de ce côté-là, et que très vite, j’ai eu envie de refaire du sport.

Comme je vous l’ai dit précédemment, j’ai nagé jusqu’au jour-même de l’accouchement. Donc lorsqu’on m’a dit qu’il fallait attendre un mois (!!) pour nager après, j’étais dégoûtée. Mais j’ai été bonne élève et j’ai attendu patiemment pour me remettre à l’eau. Ca a été un vrai bonheur que de nager passée cette date, et j’ai très vite retrouvé mes sensations d’avant.

Pour le reste, j’ai fait comme toujours : j’ai écouté mon corps. Pendant quinze jours, je n’avais vraiment envie de rien faire. Déjà qu’on ne dormait pas beaucoup, j’étais aussi complètement chamboulée hormonalement et physiquement, donc le sport était la dernière de mes priorités. Ce n’est pas pour autant que c’était loin de mes pensées ; mon fils a été présenté à mes amis coureurs d’A2 running dès le jour de sortie de la maternité, à un début de session. Certains ont halluciné en me voyant arriver je pense, mais ça ne m’avait même pas traversé l’esprit de ne pas y aller (je n’y suis pas allée pour courir, je précise). Le mardi et le jeudi, c’était running session voyons.

Au bout de quinze jours, j’ai commencé à avoir les jambes qui me démangeaient. J’ai patienté. Finalement, trois semaines après l’accouchement, j’ai enfilé mes baskets et je suis allée marcher. Je crois que j’ai fait 2 ou 3 km. Et à chaque kilomètre, je courais 100 m, pour voir. Ca faisait bizarre, mais les sensations étaient plutôt bonnes.

Deux ou trois jours après, j’ai refait pareil. Cette fois-ci, j’ai couru 2 à 3 minutes, pour voir. Plutôt cool, et puis, quel bonheur !

J’ai donc repris très, très progressivement, en m’écoutant. Si j’en ressentais l’envie, j’enfilais mes baskets. Sinon, beh j’avais autre chose à faire de toute façon. C’est ainsi que j’ai repris ma pratique du running, et – un mois après l’accouchement – je suis allée à une session A2 running. J’ai couru avec le groupe ayant la vitesse la plus douce. Ca m’allait plutôt bien.

Six semaines après la naissance, j’ai couru ma première course officielle. J’avais le choix du 4km ou du 8km. Je me suis inscrite au 8km, en me disant que je verrais sur le moment. Ca s’est très bien passé. Mon mari et mon fils sont venus me voir courir et ça a été un bonheur immense.

J’avais aussi de la chance car la sage-femme qui me suivait était coureuse. Donc dès le début de la rééducation, je lui ai expliqué très honnêtement mon cas. Elle m’a autorisé à courir, mais pas plus de 40 minutes. J’ai respecté ses conseils.

Le Pilates m’a été d’une aide essentielle pendant cette phase de « récupération ». J’ai commencé un mois après l’accouchement, toujours avec ma super prof Daniela, qui adaptait certains exercices pour moi. J’en ai pratiqué deux fois par semaine pendant toute la durée de mon congé maternité. Non seulement, cela m’a remis d’aplomb, mais je crois réellement que c’est ce qui m’a permis de me sentir à nouveau moi-même, et je ne la remercierai jamais assez.

J’ai retrouvé mes sensations après plusieurs mois. Pendant ce temps, je courais vraiment tout doucement, et m’arrêtais si j’en ressentais l’envie. Mais mes jambes ont retrouvé leur rythme et un peu moins de trois mois après la naissance, j’ai couru les 20 km de la Behobia-San Sebastian (récit que vous trouverez ici). Ce fut une course géniale. Sept mois après la naissance, j’ai couru le Marathon de Paris. Je dis ces choses, sans prétention aucune, simplement pour que les femmes se rendent compte que l’on PEUT faire les choses.

Voici, en quelques lignes, mon expérience de la grossesse et de la pratique sportive. Je ne souhaite pas montrer une marche à suivre ou une méthode, mais simplement vous raconter comment je l’ai vécue, afin que d’autres puissent s’y sentir encouragées, si jamais elles en ressentent l’envie. Chaque grossesse est différente, mon récit est simplement là pour vous expliquer la mienne. Mais je suis la preuve qu’être enceinte ne veut pas dire être malade, et que l’on peut continuer à être actif. J’espère surtout avoir donné envie à celles qui veulent concilier bébé et sport que c’est possible. Il suffit avant tout de s’écouter et d’être très attentif à son corps. Et se dire que trop d’informations tue l’information. Demandez-vous ce que VOUS ressentez et faites en fonction de VOUS. N’écoutez pas les autres, même si la plus grande majorité des conseils sont tout à fait bienveillants. Faites ce qui est mieux pour VOUS. Je reste persuadée que ça donne une maman et un bébé épanouis 🙂 .

 

 

 

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