BOUGER

Mucho màs que correr #BehobiaSS

Le 8 novembre la dreamteam A2Running est partie en expédition à San Sebastian pour courir la fameuse BehobiaSS : 20 km qui relient Hendaye à San Sebastian. Alice m’avait tant parlé de cette course et de l’ambiance qui y règne chaque année. Ils hurlent tout le long du parcours « Animo ! Animo ! ». Enfants, adultes, mémés, bonnes sœurs, motards.. tous dehors à encourager à pleins poumons 36.000 coureurs durant 3h.
Bien sûr, je n’ai pas pu résister. Alors hop ! Armés de pâtes et bananes, nous sommes partis vers Hendaye un beau samedi après-midi de novembre.

Quand il s’agit de course à pied, je n’ai jamais des grosses attentes en terme de performance sur moi-même, car je suis incapable de faire des performances. Je cours et c’est tout. Je voudrais bien arriver à en faire plus, mais je ne m’entraine pas très régulièrement, donc je ne m’attends pas à ce que mes pieds volent sur le béton. Ça serait un poil trop facile.
Mais j’ai quand même l’attente de m’amuser, de sentir passer 20 km dans mes jambes, de rêver de la ligne d’arrivé avec mes amis et tout ça. Bref, je me souhaite toujours que tout se passe bien.
Et bien, la Behobia San Sebastien s’est passé tout sauf bien. Je dirais, sans exagérer, une catastrophe en termes de performance physique. À partir du 5ème km, je me suis vue milles fois sur le lit de l’ambulància. J’ai re-entendu mon père qui me dit « fais attention, tu vas mourir ! ». J’ai pensé à chaque pas que « je ne courrai plus jamais de la vie ! vive le fauteuil ! ». Fini. Game over. C’était bien sympa mais là non, c’était trop.
Car :
– j’avais les jambes en bois. Je ne sentais rien sauf mes genoux.
– j’ai eu deux pointes de côté, à droite et à gauche, à peu près tout le temps.
– au 12ème km (pique ultime de la souffrance) j’ai commencé à avoir des pointes au cœur. Genre à chaque pas, tu as une aiguille qui te pique le coeur. Super.
– il faisait 27 degrés et moi, Barbapapa que je suis, la chaleur ça me tue.
– j’ai eu la brillante idée de mettre du sucre dans mon eau. Très bon dans de l’eau chaude hein !
– j’avais le souffle d’un hamster.
Je vous jure que je n’exagère pas.
Alors, comment ai-je fait pour finir ces sacrés 20.000 mètres ?

Techniquement, j’ai marché et couru, j’ai fait tout ce que j’ai pu. J’ai bu à tous les ravitaillements et j’ai prié tous les dieux que ça se termine le plus tôt possible. Ça s’est terminé au bout de 2h42, comment vous dire..

Mais.
La course à pied, heureusement n’est pas qu’un « temps ». J’ai appris deux-trois trucs que je dois partager, tellement ils sont grands et beaux.
Je n’aurais jamais fini si j’avais été seule. Car durant toute la course Alice & Kelly ne m’ont pas laissé une seconde. Elles courent toutes les deux beaucoup plus vite que moi et elles auraient pu finir en 1h50 fingers in the nose. Mais non, elles sont restées près de moi, tout le long, malgré le fait que je ne leur parlait pratiquement pas et que j’avais une tête atroce.
Nous avons fini ensemble, encouragées par une foule sans fin d’espagnols qui criaient « animo ! animo ! » et nos amis d’A2running qui nous attendaient au 19ème – infini – kilomètre. J’en ai encore les larmes aux yeux, tellement c’était intense et tellement j’ai senti qu’on était une seule chose, une seule victoire à arriver au bout : ne créé pas ta force à partir des faiblesses des autres. Elles auraient pu avancer, j’en leur aurais pas voulu. Elles ont choisi de rester et de m’offrir une énorme leçon de vie que je n’oublierai jamais. Tu ne peux pas perdre si tu es entouré de vrais amis qui t’aiment et qui te soutiennent, jamais.

Aujourd’hui :
J’ai hâte de rechausser mes baskets.
J’ai hâte de refaire cette course, mieux entrainée cette fois-ci !
Je veux donner à tous les coureurs du monde l’envie de courir avec les autres. Mais ça je crois qu’on le fait déjà avec A2Running 😉

11221770_876337645796154_547286930481646930_n

3 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *