BOUGER

Mettre un pied devant l’autre

Très honnêtement, je ne sais pas du tout comment m’est venue l’idée de me mettre à la course à pied. Je sais qu’il m’arrivait vaguement de chausser mes baskets « de sport » un dimanche tous les six mois, après une soirée un peu trop arrosée, et de courir 1 ou 2 km pour avoir bonne conscience. Mais un jour, j’ai commencé à courir pour de vrai ; et puis je ne me suis plus arrêtée. Maintenant, je n’ai pas qu’une simple paire de baskets « de sport », j’ai plusieurs paires de baskets « de running » en fonction du type de course que je veux faire. Si ça, ce n’est pas geek… Et vous m’auriez dit il y a cinq ans que j’allais être équipée de la sorte, je vous aurais ri au nez. C’est pour vous dire à quel point ce que j’aime appeler le « côté obscur du running », cette passion dévorante pour la course à pied, peut vous tomber dessus à n’importe quel moment. Et croyez-moi, ça frappe fort.

Qu’est-ce qui nous pousse à courir ? Souvent, on me demande « après quoi cours-tu ? ». Je suis incapable de répondre. Mais je sais que, peu importe la course, qu’elle ait été incroyablement bonne ou lamentablement mauvaise, je suis contente de l’avoir fait. Après quoi je cours ? Après une silhouette plus fine ? Après une santé de fer ? Après une bonne conscience ? Après les autres coureurs ? Finalement, est-ce que c’est vraiment si important ? Tout excuse est bonne à prendre, je pense.

Quelques gros avantages de la course à pied :

  • Tu peux le faire n’importe quand ; tu ne dépends pas de l’agenda d’un coach ou d’un créneau d’une salle de sport. Tu peux courir le matin, le midi, le soir, voire la nuit ; c’est TOI qui décides.
  • Tu n’as pas besoin d’être équipé de la tête aux pieds, dans une tenue dernier cri. Bien sûr, tu peux te laisser tenter par la mode du sportswear running et croyez-moi, c’est très dangereux et on peut y laisser beaucoup, beaucoup d’argent, mais tu peux aussi sortir courir, comme ça te chante, habillé avec ce qui te plaît. C’est un sport qui ne coûte pas cher.
  • Tu peux commencer n’importe quand. C’est un des rares sports où l’on se bonifie avec l’âge. Il y a des multitudes d’articles de presse qui relatent les histoires de personnes qui se sont mis à la course à pied à 40, 50 voire 70 ans. Et qui courent encore. Et qui prennent leur pied.

Alors, toi qui hésites depuis des mois à aller « faire un footing », mais qui ne sait pas par où commencer, voici les règles d’or :

  • Ne réfléchis pas trop. Vas-y, sors, cours, réfléchis après. Car le temps que tu auras passé à hésiter, tu aurais déjà pu sortir et revenir. C’est ce que je me répète à chaque fois que je me tâte à sortir courir.
  • Courir, c’est ultra simple. Tu mets un pied devant l’autre. Forcément, il y a des gens qui vont te doubler, qui vont te regarder de manière curieuse, qui vont peut-être même se demander ce que tu fais là. Mais au final, tu fais comme eux – tu mets un pied devant l’autre. Teste et tu verras, tu ne le regretteras pas (et si vraiment, tu me hais après avoir testé, je suis disposée à ouvrir un cahier de doléances). Lance-toi. Cours. Mets un pied devant l’autre. Et kiffe.

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