BOUGER,  PENSER

Lecture – l’abominable marathon des neiges

Une bien belle découverte que ce livre de Malek Boukerchi. Emprunté à mon amie Christine, je commence à le lire en prenant des pincettes, n’étant pas forcément enthousiasmée par l’éloge de ce que l’on appelle l’« ultra running ». Mais au fil des pages, je découvre un coureur passionné et passionnant. En refermant le livre lors de la lecture de la dernière page, une seule idée en tête : comment arriver à faire comme lui ?

 

« Il était une fois en Antarctique », c’est l’histoire d’une épopée hors normes : courir le marathon de l’Antarctique (sobrement intitulé « Ice Marathon ») et le lendemain, enchaîner un 100 km sur le même territoire pour le moins hostile. Autant vous dire que les conditions climatiques sont extrêmes.  Avec des températures avoisinant les – 40 degrés, une grande partie du livre est consacrée à comment s’équiper pour courir. Trois couches autour du visage ; deux paires de lunettes, car si on ne les enlève ne serait-ce qu’un millième de seconde, le froid pénètre et s’infiltre, tel l’ennemi de la course à pied.

 

Ce qui est appréciable dans le livre de Malek, c’est son style d’écriture. C’est fluide, c’est plaisant à lire, ça se dévore très facilement. Il ne nous dépeint pas un entraînement militaire et monotone (même si ça devait l’être, vu l’effort fourni !) mais plutôt un parcours semé d’embuches mais qu’il a réussi à contourner, des problèmes solutionnés, des obstacles franchis. Une bouffée d’air et d’optimisme en somme.

 

Son aventure commence bien en amont de la course et cette partie prend une bonne moitié du livre. La course en soi est racontée dans le détail et on ne peut être qu’en admiration devant cet homme qui s’est lancé un défi de taille. Tant de sacrifices, tant d’efforts, tant de compromis mis en avant afin d’arriver à son objectif.

 

Je ne rentre volontairement pas dans les détails afin de ne pas tout vous dévoiler, mais je vous encourage vivement à lire le livre qui vous donnera – si ce n’est l’envie d’aller courir en Antarctique – au moins soif d’aventure et une envie d’accomplir de belles choses. La question fondamentale qui est posée selon moi est celle-ci : « pourquoi je cours ? ». Et la réponse est donnée très clairement et très simplement : « parce que je le peux ». Foncez découvrir le périple de Malek Boukerchi, cet aventurier des neiges qui affronte des courses extrêmes avec l’enthousiasme d’un enfant, la sagesse d’un coureur aguerri et la solidarité d’un ultra runner.

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