BOUGER,  PENSER

La fabuleuse histoire de Steve Way

J’aime beaucoup ces contes de fée modernes, évoqués au détour d’une conversation et se transformant presque en légende urbaine : « au fait, tu connais l’histoire de… ? ». L’histoire du britannique Steve Way, c’est un peu ça.

Steve Way est une sorte de stéréotype de l’Anglais moyen. A 33 ans, il mangeait largement à sa faim (il était même plutôt empoté, atteignant les 100 kg) et avait un penchant pour la junk food. Il fumait un paquet par jour ; il était toujours partant pour une pint au pub après le boulot et menait un train de vie plutôt stressant. Bref, sa voie de consommateur lambda était toute tracée.

Et puis il a découvert la course à pied. Au début, quelques kilomètres suffisaient. Ces kilomètres lui permettaient d’oublier un instant la cigarette qu’il tentait à tout prix d’arrêter. Le premier défi était d’arriver à courir des petites distances sans être plié en deux à cause de sa toux. Il a très vite eu envie d’en faire plus.

Il s’est rendu compte que, non seulement ça lui plaisait, mais qu’en plus il était plutôt doué. Il a augmenté son kilométrage. Il s’est lancé des défis de plus en plus poussés. Il a commencé à faire parler de lui lors de son premier Marathon de Londres, quelques années après, parcouru en 2 heures et 30 minutes.

A 39 ans (soit six toutes petites années plus tard, j’insiste là-dessus), Steve Way a réalisé un nouveau record britannique sur 100 km, en 6 heures 19 minutes et 20 secondes. Passant en dessous de la barre des 2 heures 20 minutes quatre fois au Marathon de Londres (2010, 2011, 2012 et 2014), il a humblement terminé troisième Britannique cette année, derrière Mo Farah et Chris Thompson. Lors des jeux du Commonwealth à l’été 2014, à 40 ans, il représentait avec fierté son pays et se plaçait en 10ème position lors du marathon, établissant par là même un record britannique sur cette distance.

Bref, Steve Way est la preuve ultime que n’importe qui peut se mettre à la course à pied et progresser. Il dit lui-même que ce n’est pas forcément une question de capacité physique, mais plutôt une question d’envie et de motivation : il faut simplement mettre un pied devant l’autre.

Il admet volontiers que le désir insatiable d’une cigarette ne l’a jamais vraiment quitté et qu’il est le premier à savourer une bonne bière après une compétition, mais il incarne également le changement possible que chacun d’entre nous peut atteindre, si la détermination l’accompagne.

Ayez confiance en vous et lancez-vous : un Steve Way sommeille au fond de chacun d’entre nous !

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