BOUGER

1er marathon : journal de l’entraînement SEMAINES 5 — 6 — 7

SEMAINE 5

Il n’y a pas grand chose à dire sur la semaine 5. Juste un mot : HORRIBLE.

Mon corps a eu beaucoup de mal à se remettre des 30km, genre beaucoup trop de mal. J’ai couru quelques km le jeudi soir, genre 4 km… et dimanche la sortie longue a été un petit enfer sans fin ! 16km en mode ultra grognon et avec les mollets en feu plus l’épaule rancunière. Autant faire 30km n’a finalement pas été si difficile que ça, autant récupérer et continuer l’entrainement ça a été un vrai cauchemar. 

J’ai failli quitter. Jeudi soir mon moral était au niveau des chaussettes, dimanche au niveau de la cheville. Dur de rester motivée et positive après une semaine pareille. J’ai sérieusement pensé de laisser tomber cette affaire. Ce n’est pas pour moi, j’en suis pas à la hauteur.
MAIS
J’ai beaucoup réfléchi, et au final j’ai laissé parler une toute petite voix qui me disait de ne pas quitter.
Alors non, je ne quitterai pas. Même si je vais devoir finir à genoux et en 6 heures. Tant pis. Ça sera cette petite voix qui va me faire arriver à la fin de ces 42,195km. Ça serait trop simple de quitter devant le premier gros mur. Le cœur a pris cher, mais il y a toujours une solution. Et si tu trouves un mur, tu trouveras aussi un moyen de le détourner, sauter, dépasser.

Run+Selfie+Repeat+Inspiring+Quotes+For+Runners SEMAINE 6 & 7

J’ai doucement retrouvé mes jambes. Quel soulagement ! Mes muscles répondent à nouveau et tout est rentré dans la normalité. J’ai commencé une cure de magnesium et je me suis accordé régulièrement du beurre de cacahuète. (oui parce que je ne mangeais plus de sucres du tout, quelle bonne idée DEBILE.)

Ces trois dernières semaines ont été une montagne russe d’émotions. Le jour j arrive, on est à j-6 et rien que d’y penser j’ai un gros noeud dans la gorge.

Je suis en train de lire un livre génial « The courage to start » de monsieur Penguin (livre que je conseille à tous les coureurs du monde entier), je suis en train de travailler sur moi même et de m’accepter comme je suis et j’ai compris que c’est peut être ça la force qui va me faire tenir tout le long. De m’accepter comme je suis et de prendre plaisir à traverser Paris de long en large. Ça sera dur, mais personne n’a jamais dit que ça sera une promenade. J’ai un gros trou noir si je pense au parcours entre 25 et 42,195 mais j’ai des anges qui vont m’accompagner physiquement (Adeline, Sophia, Julie, Anne) et spirituellement (Alice et Kelly). Je suis fière d’avoir fini l’entraînement, je suis fière d’où je suis et de tout ce qui m’a fait arriver jusqu’ici. 

Qu’importe ce qui arrivera, il n’y a plus d’espace ni pour les doutes ni pour la peur. Je prendrai le départ avec mes amies et je finirai cette course magique. 

happiness

 

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